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Les coulisses de la compétition

Depuis 1973, le Jumping International de Bordeaux accueille les cavaliers de haut niveau qui viennent s’affronter lors d’épreuves prestigieuses. Mais derrière les lumières de la piste, toute une équipe s’active pour leur offrir les meilleures conditions le temps d’un week-end de compétition. Une petite vie s’organise avec des joies, des peines mais surtout de la passion. Immersion dans les coulisses du concours, une autre façon de voir et de vivre le sport...

L’organisation

bénévoles Jumping International de Bordeaux
Un concours international exige une équipe d’organisation composée d’acteurs aux compétences pointues. On peut dire que le Jumping de Bordeaux, qui fête cette année sa 43ème édition, bénéficie d’une organisation « rodée » ! L’équipe de Congrès et Exposition de Bordeaux qui travaille toute l’année sur l’événement, réalise le programme des épreuves, recherche des partenaires, communique et doit fournir tous les moyens humains et matériels nécessaires au bon déroulement du concours. L’équipe est complétée quelques semaines avant puis pendant l’événement, par de nombreux prestataires spécialistes (jurys, commissaires au paddock, chefs de pistes, vétérinaires, responsable d’écuries etc.), dont la présence est incontournable et règlementaire. Sans oublier les personnes nécessaires pour le reste : restauration, gardiennage, sécurité, accueil, gestion de la piste, protocole de remise des prix, etc. Pendant le concours, il faut accueillir les cavaliers et les spectateurs, veiller au bon déroulement des épreuves, organiser les remises des prix, assurer la propreté et gérer toutes les tâches courantes. Après le concours, il faut tout ranger... et recommencer à organiser l’année suivante dès le lendemain ! 

Les écuries

coulisse jumping
Les écuries situées dans le Hall 1 du Parc des Expositions de Bordeaux sont réputées pour être de qualité, un hôtel « cinq étoiles » comme le dit Raymond Cassan, le responsable des lieux depuis près de vingt ans. Tout est mis en place pour accueillir les champions, 280 chevaux logent dans des boxes de 9 m2 avec une litière (800 ballots de copeaux, 16 tonnes de paille, 7 tonnes de fourrage), des douches pour se rafraîchir après les épreuves, un atelier de maréchalerie et un cabinet vétérinaire. Un atelier de réparation des cuirs et une sellerie sont tenus par les partenaires CWD et Devoucoux. Les grooms se chargent de l’entretien et de la préparation de leurs chevaux et les ostéopathes s’occupent des massages avant l’épreuve pour chauffer les muscles et après pour les détendre. Nouveauté 2016 : une carrière destinée à la détente des chevaux dans les écuries. Les étalons et les juments sont séparés pour veiller au calme et au repos pendant la nuit. Le moment préféré de Raymond Cassan ? « Ce sont les trente minutes qui précèdent le Grand Prix. Impressionnant ! Les cavaliers sont concentrés, les chevaux prêts à partir. La tension est palpable, les enjeux aussi. » Et quand on lui demande quel est le cavalier le plus matinal, Raymond répond sans hésitation : « Kévin Staut, le Français se lève à 5 heures chaque matin pour rejoindre les écuries et s’entraîner dès 6 heures ! »

Le paddock

Paddock Jumping International de Bordeaux
Le paddock est le lieu d’échauffement des chevaux avant les épreuves puis de récupération après. Généralement accessible pour le public (à Bordeaux, il se trouve dans le Hall 1 du Parc des Expositions). Avant le début de la compétition, c’est ici qu’est organisée la visite vétérinaire, passage obligatoire pour tous les chevaux du concours. Ils passent les uns après les autres, généralement tenus en main par leur groom devant une équipe de vétérinaires qui veille à leur bonne santé physique et les autorise alors à concourir. En dehors des épreuves, c’est souvent autour du paddock que les passionnés peuvent rencontrer leurs champions pour leur demander des photos et autographes et où les journalistes réalisent des interviews.

Le parcours d’obstacles

Parcours d'obstacles Jumping International de Bordeaux
Les parcours sont imaginés puis montés par le chef de piste, l’Italien Uliano Vezzani à Bordeaux, assistés par les hommes de piste qui installent les chandeliers, barres selon la hauteur de l’épreuve (jusqu’à 1m60 pour un Grand Prix 5*), les éléments de décors, etc. Un parcours peut contenir de nombreuses difficultés techniques liées soit à l’obstacle (double, triple, apparence, soubassement, rivière...), aux enchaînements d’obstacles (distances, difficultés de conduite), à l’emplacement de l’obstacle sur la piste, à la vitesse imposée ou à la prise de risque pour gagner. Une fois la piste montée, les concurrents sont autorisés à y entrer à pied afin de reconnaître le parcours de leur épreuve. À ce moment-là, la piste est dite ouverte à la reconnaissance.

La reconnaissance

reconnaissance Jumping International de Bordeaux
Une étape primordiale pour la réussite de leur parcours. A pied et en tenue règlementée de concours, les sportifs, souvent accompagnés de leur entraîneur, vont mémoriser le tracé, le nombre de foulées entre les obstacles rapprochés (les doubles, les triples, les lignes) et déterminer si les distances sont longues ou courtes en fonction de la taille moyenne de la foulée de leur cheval. Le cavalier établit aussi son tracé précis et en particulier les courbes à prendre. Dans les épreuves de vitesse, le cavalier repère les raccourcis (appelés options) et leur faisabilité. Il s’agit d’une façon de gagner du temps, souvent plus rentable que la vitesse pure, pour espérer bien figurer dans le classement de l’épreuve. Pour un cavalier, un parcours est une énigme à résoudre. Les solutions pourront être différentes selon le cheval avec lequel il sera associé. Le jury signale que le temps imparti pour la reconnaissance est terminé grâce à une sonnerie. A ce moment-là, la piste est dite fermée. Quelques minutes plus tard, le premier concurrent doit entrer sur le terrain.

En piste

en piste Jumping International de Bordeaux

Avant d’entrer en piste, les cavaliers et chevaux s’échauffent dans le paddock où trois obstacles sont mis à disposition des cavaliers. C’est aussi un moment où le cavalier cherche à établir un contact harmonieux avec son cheval pour le mettre en confiance. Ils doivent sortir du paddock prêts musculairement et mentalement sans ressentir de fatigue.
Le cavalier se présente à l’entrée de la piste suivant un ordre de passage, communiqué avant l’épreuve. Lorsque les commissaires de piste lui donnent l’autorisation, le cavalier et son cheval entrent sur la piste en veillant à ne pas gêner le concurrent précédent s’il n’a pas fini son parcours. Il salue le jury et attend que celui-ci actionne une sonnerie pour lui donner le départ. Après la sonnerie, le cavalier dispose de 30 à 45 secondes pour franchir la ligne de départ. Une fois celle-ci passée, le concurrent doit franchir tous les obstacles dans l’ordre sans faire tomber de barres (une faute lui coûte 4 points) dans un temps imparti (1 point par temps dépassé). Le cavalier effectue les actions prévues lors de la reconnaissance. Si des problèmes imprévus surgissent (réaction du cheval, dérapage...), le cavalier doit s’adapter. Le cheval fait confiance à son cavalier et reste en permanence à son écoute, répondant aux moindres sollicitations. Si le cheval fait deux refus ou si le cavalier tombe, celui-ci est éliminé (en cas de chute, il doit quitter la piste à pied). Il arrive aussi que le cavalier décide d’abandonner avant la fin du parcours, quand trop de barres sont tombées, il n’a plus aucune chance de se classer et souhaite économiser son cheval. Le parcours est terminé lorsque le cavalier et son cheval ont franchi la ligne d’arrivée. L’ambiance qui règne autour de la piste est unique : le public est silencieux, retient son souffle mais ne peut s’empêcher de pousser des exclamations à chaque barre touchée ou lorsque le cavalier prend des risques en optant pour une option difficile ou en étant très rapide.

Une fois le dernier obstacle franchi avec succès, le public explose, peu importe la nationalité du cavalier, il salue la performance avant tout ! Un classement est établi à la fin de l’épreuve, le couple qui a réalisé le parcours parfait (sans-faute et le plus vite) est désigné vainqueur.

Après la victoire

Victoire Jumping International de Bordeaux

Une victoire est toujours un moment fort dans la vie d’un cavalier. Elles peuvent parfois sembler rares à côté de tous les sacrifices et les déceptions que le sport peut apporter. Derrière le cavalier et le cheval, c’est toute une équipe qui est récompensée : le groom, l’entraîneur, les propriétaires du cheval et la famille qui suivent le cavalier à travers le monde. Ils sont présents en sortie de piste pour l’accueillir et le féliciter. Le cavalier descend de son cheval au paddock. Sa première intention est souvent dédiée à son partenaire, il l’embrasse pour le remercier de sa générosité pendant le parcours, puis son groom s’occupe de lui. A peine le temps de tomber dans les bras de sa famille et de ses propriétaires, les journalistes et caméras de télévision sont présents pour recueillir les premières impressions du champion. Enfin, il faut se préparer pour la remise des prix, à laquelle participent, le plus souvent, les huit premiers, qui reçoivent, en fonction de leur place dans le classement de l’épreuve, des coupes, des plaques, des flots et des cadeaux. À la suite de la remise des prix, les cavaliers sont invités à réaliser un tour d’honneur, l’occasion aussi de saluer le public avant de quitter la piste, jusqu’à la prochaine épreuve !

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